6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 01:52
reacteur4Il aura fallu plus de 15 mois pour « digérer » Fukushima. 15 mois de trop car la situation est gravissime depuis cette semaine de mars 2011 où 4 unités nucléaires ont explosé sur le même site. 15 mois pour analyser, décortiquer, comprendre, réaliser ce qui s’était produit. Passé ce choc, cette collision inimaginable, il nous faut reprendre nos esprits et résister à la tentation d’oublier. Car le danger est toujours là, de plus en plus menaçant au fur et à mesure que le temps passe.
 
(English version)        (日本語版) 
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Ce sont encore et toujours les Japonais qui nous le rappellent. Non seulement ils ne désarment pas face à leur gouvernement qui a choisi de redémarrer les réacteurs nucléaires d’Ôi alors que ceux-ci sont situés près d’une faille active, mais ils se mobilisent aussi de manière forte en s’adressant directement au secrétaire général de l’ONU afin d’essayer d’éviter le pire : la perte de contrôle du refroidissement des 264 tonnes de combustible entreposés dans la piscine de l’unité 4 de Fukushima Daiichi. Cet évènement possible n’est absolument pas anodin, car il signerait l’évacuation d’une grande partie du Japon, et il polluerait le monde entier de manière irréversible pour des milliers d’années.
 
Tout cela, on le sait depuis 15 mois, mais la prise de conscience de l’urgence de régler ce problème majeur n’est jamais allée au-delà des bonnes intentions. Aujourd’hui, après la stupeur et la souffrance de la catastrophe en cours, de plus en plus de monde semble enfin comprendre qu’il est encore possible d’agir, des voix éclairées se lèvent dans tous les pays : il est réellement temps de faire quelque chose avant qu’il ne soit trop tard !
 
Chers lecteurs, écoutez-les encore une fois, ou bien si vous êtes déjà convaincus de l’urgence d’agir, allez directement au texte de la pétition adressée au secrétaire général de l’ONU !
      
 
 
Sur le risque sismique
 
Katsuhiko IshibashiKatsuhiko Ishibashi, sismologue enseignant au Centre de recherche pour la Sécurité Urbaine de l'Université de Kōbe :
 
Katsuhiko Ishibashi a déclaré que le très fort séisme de mars 2011 augmentait la probabilité d'autres tremblements de terre « dévastateurs » à l'avenir. (lien)  
   
     
 
Sur la solidité du bâtiment réacteur n°4
 
Masashi-GotoMasashi Goto, ex-ingénieur japonais chez Toshiba, expert en conception de centrales nucléaires résistantes aux séismes :
 
« Même si les murs existent, il n’y a pas de manière simple d’en connaître la stabilité. A quel point la stabilité a-t-elle été compromise par la haute température de l’incendie ? Il est essentiel d’avoir toutes les données quand vous travaillez sur un calcul structurel. Mais [les ingénieurs de Tepco] n’ont jamais publié une donnée que quelqu’un de l’extérieur pourrait utiliser pour vérifier leurs conclusions. » (lien)
 
arnie-gundersenArnie Gundersen, expert nucléaire étatsunien :
 
« Je pense que les dommages à la structure de l’unité 4 sont si importants que, si un séisme de magnitude 7,5 se produit, le réacteur n’y résistera pas. » (lien)
 

Jean-Louis-Basdevant.jpg

Jean-Louis Basdevant, physicien, directeur de recherche au CNRS, spécialiste de physique des hautes énergies et d’astrophysique nucléaire. :

 

« A l’heure actuelle où nous parlons, le 25 juin 2012, [le bâtiment réacteur n°4] pose de très graves soucis parce qu’il y a dans des piscines à 30 mètres de haut ‒ qui tiennent par l’esprit ‒ des quantités de barres radioactives. » (lien)

 
 
 
Sur la radioactivité qui se dégagerait par une perte de contrôle de la piscine 4
 
olivier isnardOlivier Isnard, expert français en sécurité nucléaire à l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) :
 
« Le combustible de cette piscine serait mis à l’air, sur un kilomètre de distance il y aurait un débit de dose qui serait sur des centaines de Gray/heure, et il n’y a pas un humain qui serait en mesure d’approcher le site. » (lien)
 
Hiroaki KoideHiroaki Koide, professeur à l’Institut de Recherche Nucléaire Universitaire de Kyoto :
 
« Si la piscine devait s’effondrer à cause d’un nouveau gros séisme, les émissions de matière radioactives seraient énormes : une estimation prudente donne une radioactivité équivalente à 5000 fois la bombe nucléaire d’Hiroshima. » (lien)
 
Chris Harris, ancien ingénieur nucléaire étatsunien :
 
« Dans le cas de l'unité 4, vous pouvez avoir une recriticité. (…) Ce serait un processus sans fin sans aucun moyen de le stopper. (…) Vous auriez une autre fontaine inépuisable de particules et de gaz.» (lien)
 
Robert-Alvarez-copie-1Robert Alvarez, expert nucléaire étatsunien, ex-conseiller auprès du Federal Department of Energy du gouvernement américain (1993-1999)
 
« La piscine n°4 est située à environ 30 mètres au-dessus du sol ; sa structure est endommagée et elle est exposée à l’air libre. Si un séisme ou tout autre événement entraînait sa vidange, il pourrait en résulter un incendie radiologique catastrophique, avec près de dix fois la quantité de césium-137 relâchée par la catastrophe de Tchernobyl. » (lien)
 
 
 
Sur les conséquences de la perte de l’eau de refroidissement d’une piscine
 
 
Paul Gailey, professeur agrégé de physique à l'Université d'Ohio :
 
« Une défaillance catastrophique de la piscine de combustible usé de l'unité 4 pourrait potentiellement provoquer en cascade des émissions supplémentaires provenant des autres piscines de combustible usé et des réacteurs. » (lien)
 
Yukiteru-NakaYukiteru Naka, ex-ingénieur japonais chez General Electric, directeur de Tohoku Entreprise, :
 
« Si la piscine se vide, aucun travailleur ne pourra s’approcher du bâtiment réacteur 4, ni des bâtiments 1, 2 et 3. (…) J’aimerais que le gouvernement et Tepco se préparent avec une notion de crise imminente à l’esprit.» (lien)
 
Akio MatsumuraAkio Matsumura, diplomate japonais ayant travaillé trois décennies pour divers organes des Nations-Unies :
 
« [Un effondrement de la piscine n°4 en cas de séisme] détruirait l’environnement mondial et notre civilisation. (…) C’est une question de survie de l’humanité. » (lien)
 
Mitsuhei MurataMitsuhei Murata, ex-ambassadeur du Japon en Suisse et au Sénégal :
 

« A seulement 50 mètres du réacteur n° 4,  se trouve la piscine commune pour les réacteurs n ° 1 à 6 où sont entreposés 6 375 assemblages de combustible nucléaire. Si un feu se déclenche à la piscine du réacteur n ° 4, la piscine commune ne serait également pas une chance. » (lien) 

 

« Il n'est pas exagéré de dire que le sort du Japon et du monde entier dépend du réacteur  n ° 4 » (lien)
 
Ron WydenRon Wyden, sénateur étatsunien (Oregon) :
 
« Le statut précaire des réacteurs de Fukushima Daiichi et le risque que représente l’énorme inventaire de matériaux radioactifs et de combustible usé en cas de séismes ultérieurs devraient être un sujet de préoccupation pour tous, et devrait concentrer de plus grands efforts d’assistance internationale. » (lien)
 
 
 
Pour éviter le pire, il faut appliquer le principe de précaution
avant qu’il ne soit trop tard !
 
(Cliquer sur l'image)
 
imagepetition
 
Puis partagez-là : personne ne doit ignorer cette menace !
 
 
 
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Dossier technique sur la piscine du réacteur 4 de Fukushima Daiichi
A télécharger ici : « Fukushima, la piscine de tous les dangers »
 
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Texte de la pétition adressée au Conseil de sécurité de l'ONU et à son Secrétaire Général Ban Ki-Moon
 
 
Appel urgent pour éviter une nouvelle catastrophe nucléaire mondiale
 
 
English version     
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Parce que le bâtiment réacteur n°4 de la centrale de Fukushima Daiichi a subi le terrible séisme du 11 mars et les violentes explosions du 15 mars 2011 et que sa structure a énormément souffert, menaçant sa stabilité,
 
Parce que la piscine de désactivation de cette unité, perchée à 30 m de hauteur, menace soit de s’effondrer avec le bâtiment, soit de se vider de son eau à cause de fissures,
 
Parce que cette piscine contient 1533 assemblages de combustible, l’équivalent de près de 10 fois la quantité de césium 137 relâché par Tchernobyl,
 
Parce que si le combustible n’était plus refroidi par de l’eau, il s’échaufferait, se dégraderait, et provoquerait un incendie dispersant la radioactivité dans l’atmosphère,
 
Parce que le système de refroidissement de la piscine de l’unité 4 n’a pas d’installation de secours et tombe régulièrement en panne,
 
Parce qu’en cas d’incendie des assemblages d’uranium et de plutonium, il ne serait plus possible pour les hommes d’intervenir sur le site tant la radioactivité serait élevée,
 
Parce que l’incendie de la piscine de l’unité 4 provoquerait l’abandon de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi qui recèle à elle seule près de 2500 tonnes de combustible nucléaire, correspondant à une radiotoxicité 90 fois supérieure à Tchernobyl,
 
Parce que le très fort séisme de mars 2011 a augmenté la probabilité d'autres tremblements de terre dévastateurs qui pourraient à l'avenir provoquer l’effondrement du bâtiment réacteur n°4 déjà à moitié ruiné,
 
Parce que de nombreux experts dans le monde entier sont d’accord sur la nécessité d’intervenir au plus vite pour éviter l’évacuation du Japon mais aussi une catastrophe radiologique internationale mettant en péril la santé de l'ensemble des hommes et de leurs descendants,
 
Parce que la compagnie Tepco considère qu’il n’y a pas de danger d’effondrement de cette piscine et qu’elle compte mettre plusieurs années pour transférer le combustible dans un lieu sûr,
 
Parce que la compagnie Tepco et le gouvernement japonais sont incapables de gérer la situation de crise concernant le combustible de la piscine du réacteur n°4 de Fukushima Daiichi,

Parce que l’ONU, garante de la sécurité internationale, est la seule organisation apte à prendre en charge cette menace permanente pesant aujourd’hui sur tous les hommes,
 
Nous, citoyens du monde,
 
- exigeons que l’ONU mette en place d’urgence une équipe internationale, indépendante et interdisciplinaire ayant autorité pour prendre en charge la gestion du transfert et de la mise en sûreté du combustible de la piscine de l’unité 4 de la centrale de Fukushima Daiichi,
 
- demandons que tous les moyens soient dévolus à cette cellule de crise afin qu’aucun obstacle ne vienne retarder son action, et que l’objectif de mettre en lieu sûr le combustible soit atteint le plus rapidement possible,
 
- souhaitons que l’ONU favorise toutes les coopérations techniques, scientifiques, économiques et politiques nécessaires, y compris non-gouvernementales, afin de mettre un terme au plus vite à cette menace mondiale jamais égalée dans l’histoire de l’humanité.
 
 
 
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Aller plus loin avec une vidéo (sous-titrage en français Kna)
 

 
 
Interview par Marc Willacy d'ABC Australie sur les dangers de la piscine de combustible n°4 de Fukushima.
Les personnes interrogées sont :
- Pr. Hiroaki Koide, expert en réacteurs nucléaires de l'université de Kyoto.
- Robert Alvarez, conseiller en politique énergétique aux Etats-Unis
- Yoshimi Hitosugi, porte-parole de TEPCO
- Tomohiko Suzuki, journaliste et travailleur clandestin à la centrale de Fukushima.
- Misuhei Murata, ancien ambassadeur du Japon en Suisse.
 
 
 

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Pierre Fetet - dans Que faire ?
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commentaires

robert 06/07/2012

Même les grands media sont obligés de le reconnaître: la thèse orchestrée par l'industrie nucléaire, selon laquelle Fukushima n'est que le produit malheureux d'une aberration de la nature que les
procédures prévues et l'efficacité des équipes sur place ont cependant permis de circonscrire, cette thèse est FAUSSE. La catastrophe résulte directement de la néglgence humaine, comme le relève un
rapport de la commission indépendante d'enquête du Parlement japonais. Voir CNN (en anglais):
http://edition.cnn.com/2012/07/05/world/asia/japan-fukushima-report/index.html?hpt=hp_t3

robert 06/07/2012

J'insiste: Fukushima est d'origine humaine: mauvaise conception des installations, manque de prise en compte des risques, inspections bâclées, entretien négligé, procédures administratives
inadéquates ... Comprend-on bien ce que cela signifie? Que la probabilité qu'un tel accident se reproduise, ici ou ailleurs, est ELEVEE !!!

babelouest 06/07/2012

Compte tenu du fait que même aujourd'hui, même alors que la catastrophe initiale s'est déjà passée depuis plus d'un an, il est assez manifeste que TEPCO et le gouvernement japonais ne mettent pas
tout en œuvre pour conjurer la menace de l'avenir.

Je crains fort, compte tenu que la piscine N°4 n'est toujours pas vidée de ses barres, et ne le sera pas avant un temps certain, que le point final créé par une nouvelle forte secousse ne mène
inéluctablement un terme à l'humanité. La planète s'en remettra, avec le temps. Pas nous. La probabilité de cette crainte est bien proche de 100%.

Annie Vercoutter! 06/07/2012

Signez et faites signer cette pétition !!! C'est urgent !!!

robert 06/07/2012

Pardonnez-moi, mais j'insiste encore: les standards de l'industrie nucléaire sont supervisés par l'Agence Internationale de l'Energie Atomique. Si ces standards se sont trouvés déficients dans un
pays, alors ils sont déficients dans TOUS les pays!

j-jour 06/07/2012

Je ne peux me résoudre à signer une pétition à la hauteur de ce que ce qui est en jeu ici, c'est comme si ça n'était pas de la même dimension.
A quoi servent les pétitions? N'ont-elles pas pour effet de banaliser, de quantifier l'intérêt des questions en leur faisant correspondre un "nombre" d'intéressés?

Christophe 06/07/2012

Et pendant ce temps nos tv passent des reportages sur les gendarmes à la plage... Sans doute aucun lien avec notre président Arev... euh pardon Hollande ... qui visite devant les tv un sous-marin
nucléaire pour nous convaincre des bienfaits de cette énergie du futur !

Roland 06/07/2012

L'appel lancé rejoint le précédent et s'inscrit dans notre demande d'internationalisation de la gestion du suivi, sous la houlette du secrétaire général de l'ONU. Notre démarche donnera un écho à
la lettre de l'ambassadeur Murata.
Cette démarche s'inscrit dans l'épanouissement de la révolution des hortensias. Le Japon doit sortir du nucléaire. La majorité du peuple japonais demande cette rupture Notre solidarité permettra au
cabinet Noda de saisir l’impatience de l'opinion internationale.

Un Passant 07/07/2012

à J-Jour :

"Je ne peux me résoudre à signer une pétition à la hauteur de ce que ce qui est en jeu ici, c'est comme si ça n'était pas de la même dimension."

Cela me fait un peu cet effet aussi.

"A quoi servent les pétitions? N'ont-elles pas pour effet de banaliser, de quantifier l'intérêt des questions en leur faisant correspondre un "nombre" d'intéressés?"

Je ne croyais pas trop aux pétitions, sauf cas particulier. A mes yeux, Avaaz "vendait" son concept en mettant en avant des influences qu'auraient eu les pétitions, mais on est en droit d'avoir des
doutes, de se dire que sans ça, certaines "bonnes" décisions auraient été prises.

Ceci dit, mon opinion a un peu évolué. En faisant passer un lien d'info d'un média alternatif en même temps qu'une pétition, à nos contacts, je pense que ça peut avoir un certain effet, au moins
celui d'être informé autrement que par le canal officiel propagandiste.

babelouest 07/07/2012

Avaast... un site sujet à polémique. Fonds US, cela peut vouloir tout dire.

Guillaume Cortot 07/07/2012

Bonjour "mon" Pierre,

Vous ne m'appartenez pas, mais depuis plus d'un an que je vous lis, j'estime que je peux me permettre une petite familiarité ; merci pour votre admirable travail.

J'aurais bien signé la pétition, mais je me méfie du site Avaaz comme d'une guigne, l'an passé ils ont fait circuler une pétition en faveur de l'intervention internationale en Libye, avec les
résultats que l'on sait. Et leurs intérêts ne sont pas clairs, ils me paraissent très liés à certains milieux gouvernementaux des États-Unis. Qu'en pensez-vous ?

cooli 08/07/2012

Il faut vraiment faire une pétition en anglais aussi. Ou y en a t-il une déjà?
Un grand merci pour votre travail!

maboiteaspam 08/07/2012

@Guillaume Cortot

Ne pensez vous pas qu'il faille être plus pragmatique en l’occurrence ?
Je ne voudrais pas faire un classement de l'horreur, mais force est de constater qu'il y à des situations plus périlleuses que d'autres...
Comment feront nous pour nous insurger contre la prochaine guerre si nous sommes tous malades de radiations ?
Alors, dans ce cas précis, ne pensez vous pas que la fin justifie les moyens ?
Surtout ce moyen ci, dont le coût semblent être minime.

babelouest 08/07/2012

Pour ma part, bien qu'il s'agisse d'autres sujets, je viens de participer ce midi à une fresque photographiée par des ULM, où les 3000 personnes dessinaient de leur corps et de papiers de couleurs
posés sur la tête le message "SAVE THE PLANET, GPII STOP" (GPII pour grands projets inutiles imposés, comme aussi bien l'EPR de Penly, que l'aéroport de ND des Landes, que le parc de loisirs géant
en Espagne, que.....).
http://forum-gpii-2012-ndl.blogspot.fr/2012/07/la-fresque-2012.html

Peu présent sur le Net, je participais à la mise en place de ce forum européen depuis mercredi déjà.

jjdelfour 09/07/2012

Bonsoir
Une pétition est un acte de foi, avec un brin de magisme. Mais hésiter en se demandant si le site d'accueil est au-dessous de tout soupçon a pour effet de légitimer l'inaction. Les suppôts du
nucléaire ne se posent pas de question. Ne pas signer de telles pétitions, faire la fine bouche sceptique, revient à devenir complice des nucléocrates.

Samson 10/07/2012

Très belle initiative que cette pétition.
Personnellement, plutôt que de me limiter à 5000 signatures, j'attendrais de voir le succès qu'elle remporte avant de l'envoyer.

J'en profite pour vous présenter mes félicitations pour le blog.

Pierre Fetet 11/07/2012

Bonjour et merci pour vos commentaires. Pour info, la pétition sera prochainement disponible en anglais.

Pierre Fetet 11/07/2012

Sinon, la pétition n'est pas limitée à 5000 signatures. Dès qu'une étape est franchie, le nombre se réactualise automatiquement à un objectif supérieur. Quant à avaaz, je l'ai choisi pour son
efficacité (toujours relative pour une pétition) et sa renommée internationale, mon objectif étant de diffuser au maximum cette info.

Cédric B. 12/07/2012

Pierre Fetet, avez vous pris contacte directement avec les gestionnaires du site Avaaz ?

Avec un bon argumentaire, supporté par le sérieux de votre blog vous pourriez peut être obtenir la mise en avant de votre pétition par le site non ?

Après tout si jamais une catastrophe nucléaire d'ordre mondiale survient, toutes leurs actions n'auront plus tellement d'intérêt...

odette schuller 12/07/2012

une pétition est aussi une façon de dire ce que l'on pense, d'ouvrir un dialogue y compris avec les instances répressives. J'ai vécu plusieurs fois cette espèce de masturbation intellectuelle qui
fait qu'après des heures de discussion il n'y a toujours personne dans une assemblée de 100personnes pour oser mettre son nom et son adresse pour contact au bas d'un papier d'information. Le
nucléaire marche la main dans la main avec la répression sous toutes ses formes, et se donner des outils pour inciter au dialogue ne peut être que bénéfique. J'ai vu plusieurs fois des gradés des
forces de l'ordre courir le long des cordons formés autour de manifestants en criant: "ne leur parlez pas" parce que des femmes avec des enfants parlaient de leurs raisons d'être là.Je suis
d'autant plus motivée aujourd'hui, que mon fils aîné vient de mourir d'un cancer à l'âge de 44 ans et que mon cinquième petit enfant va naître bientôt.
Et merci Pierre pour tout ce travail

Odette

robert 13/07/2012

Pour le risque lié à la sismicité, vous pouvez suivre en direct, en temps réel, la situation au Japon sur le site suivant qui enregistre les moindres vibrations du sol avec signaux sonores de
fréquence variable selon l'intensité du mouvement; une sonnerie d'alerte est donnée dès qu'un départ de séisme est détecté.

http://www.ustream.tv/channel/nied4maps-test

Lionel 13/07/2012

Bonsoir à toutes et tous,
Je m'adresse à Robert qui insiste pour marquer le risque de défaillance humaine.
L'industrie nucléaire est exposée à tous les risques, y compris ceux ( et surtout ceux... ) auxquels nous n'avons pas pensé.
C'est la raison de notre combat contre toute velléité d'un nucléaire sécurisé.
Selon les lois du principe de précaution, en raison de leurs conséquences toutes les situations envisagées comme possibles doivent être tenues pour vraies.
Ce qui signifie en clair qu'il importe peu qu'il s'agisse d'erreurs humaines ou de conséquences d'un tsunami ou d'un séisme !
La seule chose que nous devons prendre en compte est l'impossibilité de sécurisation de l'industrie nucléaire, c'est sans aucun doute le secteur où le jeu des dominos est le plus actif et où causes
et conséquences sont totalement imprévisibles !
Alors si l'on dit qu'il s'agit d'erreurs humaines il y aura toujours un espoir de faire du nucléaire "sur".
C'est un leurre !
Les risques sont multiples et ceux d'origine humaine multiplient encore ces possibilités.
Ne jouons pas le jeu que l'on veut nous faire jouer, erreurs humaines ou pas le nucléaire est à bannir et on se fout de savoir si Mr Khan est responsable, ce qui devait arriver est arrivé. S'il
s'était agit d'une usine de chaussures, les conséquences n'auraient pas été les mêmes pour les erreurs identiques.
Qui pouvait prévoir que le couvercle du confinement verrait les boulons distendus au point de ne plus être étanche ?
Qui pouvait prévoir des erreurs dans la construction et le coulage du béton ( erreurs structurelles )?
Ne pas tenter de nous justifier, c'est la seule attitude juste.
Ne parlons pas du risque inhérent au nucléaire qui est la fabrication d'une société militaro-policière, c'est un sujet déjà tellement débattu depuis 40 ans et plus.
Pour toutes ces raisons, il faut dire un NON définitif et sans appel.
Le reste est du bla-bla dont se moquent éperdument les victimes.

Lionel 13/07/2012

Petit oubli, merci pour le lien, il m'a permis de vérifier un fait que je soupçonne depuis longtemps, les site :
http://www.japanquakemap.com/
est un pur objet de propagande, ils minimisent de façon systématique la magnitude, un 4.9 devient automatiquement un 4.6 et hop, comme le prix d'une marchandise, on ne retient que le plus faible,
la surprise sera à la caisse !

robert 13/07/2012

@ Lionel
Je souscris tout à fait à votre vision du nucléaire comme étant fondamentalement dangereux et destructeur, comme à votre dénonciation de toute illusion de le rendre sûr par l'accumulation de
précautions et de mesures de sécurité. La plupart des lecteurs de ce blog, je crois, sont du même avis. Mais il faut penser à ceux, encore trop nombreux, qui ont cédé à la facilité d'accepter
l'idée scandaleuse, exprimée par exemple par Anne Lauvergeon, que "le nucléaire n'est pas en cause: les réacteurs se sont arrêtés comme prévu après la secousse et personne n'aurait pu prévoir
l'ampleur du tsunami inédit qui a suivi." Tout au plus reconnaît-elle que TEPCO a péché par "manque de transparence". Autrement dit, le nucléaire se trouve justifié par des arguments totalement
arriérés: la faute est à la nature impossible du Japon et à la mentalité rigide de son peuple ...
On se demande ce que ce mot "transparence" signifie quand il intervient dans un contexte aussi faussé dès le départ: ce n'est qu'un soporifique pour endormir les inquiétudes du public.
Or, en gros, cette version reste la version officielle, gouvernementale, financière internationale, médiatique.
Il m'a semblé que l'article de CNN que j'ai cité faisait date, car il met fin définitivement à cette imposture. Ce n'est pas la malchance d'une aberration naturelle qui explique tout. C'est bien
l'être humain qui a produit cette crise. Il est mis en cause à tellement de nivaux (concept de départ, aveuglement et négligences diverses, malversations ... ) que la responsabilité de l'industrie
tout entière, y compris au niveau international, est engagée.
Je suis d'accord avec vous, le terme "erreur" est trop léger, trop pardonnable. C'est celui de 'responsabilité" et de "culpabilité" qui convient.
Celle-ci est tellement énorme qu'elle revient à mettre en cause le nucléaire dans son essence.

Frédéric Boutet 14/07/2012

Bonjour Robert,
Ce n'est pas l'être humain qui provoque cette crise qu'est le nucléaire, c'est la société pyramidale hiérarchique que chacun de nous laisse s'installer parce que la vie est belle et qu'on est
gentil.

Lisez Bookchin, si je puis me permettre :
- la première nature de l'homme, c'est d'être dans la nature, comme les autres animaux, il n'y a rien de mal à cela
- la deuxième nature de l'homme, c'est d'être dans la société, de la construire.

Lorsque c'est un société pyramidale hiérarchique qui institutionnalise la relation de domination (patron/salarié, élu/électeur, fonctionnaire/contribuable), alors deuxième nature va CONTRE la
première nature et alors la société est condamnée à la mort à grande échelle, parce qu'elle détruit l'espace où elle vit.

robert 14/07/2012

Bonjour Frédéric,
Je ne suis pas sûr de m'y retrouver dans ces considérations théoriques: n'y a-t-il pas aussi des structures hiérarchiques dans la nature: sociétés d'insectes, mâles dominants, marquage de
territoires, etc.? Et comment mener à bien des réalisations collectives sans partage des tâches et structure hiérarchique? Pour construire les pyramides, on sait qu'il a fallu toute une
organisation, bien plus complexe et malgré tout "humaine" que la vision simpliste d'une masse d'esclaves sous le fouet des soldats du Pharaon: restauration, logement, gestion des équipes
tournantes, soins médicaux, voire même administration de l'octroi de journées de congé pour raisons diverses! Y a-t-il eu des voix qui se sont élevées pour condamner cette entreprise coûteuse,
inutile et anti-naturelle? Peu importe! Le nucléaire a est sans doute déjà un poison dans mon assiette et c'est un tsunami de très longue durée et d'envergure planétaire. Le plutonium avait disparu
de la nature et c'est bien l'homme qui l'y réintroduit. C'est cette urgence qui doit nous mobiliser! Les pyramides resteront debout, les ferrailes enchevêtrées des réacteurs déchiquetés de
Fukushima rouilleront lentement au bord d'un océan sans poissons, mais nous risquons bien de ne plus être là pour débattre de notre vraie nature!

Frédéric Boutet 14/07/2012

Je suggère, Robert, que vous vous penchiez sur la question : chez les insectes, est-ce qu'on sépare aussi le pouvoir judiciaire de l'exécutif ?:-) Remarquez, ça aussi c'est de la théorie dans la Vè
République.

Fukushima n'est pas une erreur humaine. C'est l'oeuvre de destruction d'une société qui a la caractéristique principale d'être une pyramide hiérarchique : ce sont ceux qui sont tout en haut, qui
prennent ces décisions.

Fukushima existe parce que la centrale nucléaire existe, comme le crash d'avion existe parce qu'on fait voler des avions, comme les marées noires existent parce qu'on fait voguer des pétroliers. Il
y aura une catastrophe en Europe aussi.

La structure hiérarchique existe chez les loups, mais elle reste cantonnée à la meute. Notre société au contraire concentre de plus en plus de pouvoirs dans les mains de moins en moins de monde :
c'est la mondialisation.

Le chef loup dans la meute n'a la possibilité que de choisir sa femelle. Le chef dans la Vè République peut décider de l'esthétique de l'intégration des cheminées et des panneaux solaires chez
vous, comme il peut aussi faire anéantir l'humanité avec son arsenal atomique.

Vous commencez à saisir ? Peut-être n'était-ce que de la naïveté. Vous n'avez pas l'air très documenté sur les différentes formes de sociétés qui ont eu lieu dans le passé. Sachez que "le
nucléaire", c'est une forme de société à lui tout seul. Ce n'est PAS UNE QUESTION D'ENERGIE. le nuclkéaire c'est un instrument de DOMINATION DES PEUPLES.

Je vous suggère ce film pour vous documenter un peu (1h30) : http://www.p-plum.fr/?Film-Vivir-la-Utopia

robert 15/07/2012

@Frédéric
L'idée que le nucléaire, de même qu'il engendre, au niveau génétique, des malformations et des aberrations biologiques, puisse imposer ses propres monstruosités au niveau des structures de pouvoir
politique et social, est sans aucun doute digne d'être retenue. Cependant, je me garde de dériver trop de schémas systématiques de l'Histoire, qui, vue dans le détail, réserve toujours des
surprises. Montesquieu estimait que tout système politique a sa bonne et sa mauvaise forme. Avec le nucléaire, nous changeons d'échelle, et c'est vrai que militaire ou civil, il impose partout le
même aveuglement destructeur, le même culte du mensonge, la même perversion de la science, la même corruption institutionnalisée. C'est une épreuve majeure de notre civilisation humaine que nous
traversons. La solution, que cela plaise ou non, devra être globale, c'est à dire passer par une "mondialisation" dans sa "bonne forme".

robert 15/07/2012

... En somme, à menace mondialisée, résistance mondialisée!

Frédéric Boutet 15/07/2012

Robert, vous vous "gardez de dériver trop de schémas systématiques de l'Histoire". Mouais... Pas très convaincant.

Le 6 août 1945, la physoniomie des relations entre les humains a radicalement changé. L'explosion de la bombe atomique a mis fin à la deuxième guerre mondiale de manière spectaculaire. Et comme les
deux guerres mondiales étaient des grandes calamités, les peuples ont pensé qu'il fallait accepter la bombe atomique comme pilier de la société pour éviter les guerres mondiales, et donc, qu'il
fallait accepter tout ce qui va avec : la pyramide hiérarchique de décision, la sacralisation de la science qui remplace la sacralisation de la religion, les impôts qui vont avec, en somme la
domination avec un grand D.

Donc, au lieu de nous faire faire la guerre, les cupides autoritaires nous imposent de payer leurs bombes atomiques. Au final, le nucléaire n'est qu'un instrument de domination des peuples, de mise
en place d'une pyramide hiérarchique à la place de la démocratie ou d'une autre forme de société émancipée et en accord avec la planète terre.

La distinction entre civil et militaire n'existe pas. Le nucléaire dit "civil", c'est aussi un acte de domination des peuples. Si nous nous réunissions tous pour savoir comment nous pourrions faire
sur l'énergie, jamais nous ne mettrions en place ce qui existe aujourd'hui.

Delphin 16/07/2012

Comme Frédéric, mais de façon moins péremptoire (ce péremptoire qui le dessert certainement aux yeux de Robert et d'autres), je pense que nous ne sommes pas vraiment sortis - malgré le vernis
trompeur - de l'état animal de dominance.

Simplement, chez les humains, la recherche de dominance prend des habits trompeurs Au Moyen-Age, chez nous, il y avait le suzerain, les vassaux, les serfs... tout cela habillé d'une morale
impeccable : fidélité, félonie, faire le bien de ses sujets. Mais cette geste n'était qu'idéal théorique affiché pour se faire plaisir, tandis que régnait arbitraire, prévarication, asservissement
du pauvre (bête par nature) et loi du plus fort.

Notre époque technologisée est la même, sauf que nos épées sont laser et l'habillage plus dissimulateur, du fait même des possibilités techniques.

Le nucléaire est justement un des instruments de cette dominance. La vrai raison de son succès mondial fulgurant n'est pas, malgré les intentions proclamées, la fourniture d'énergie mais la volonté
de puissance. Rendement d'un réacteur nucléaire, 33%, moins 8% officiels de perte en ligne (longues distances) et l'enrichissement, le retraitement, le stockage déchets... On n'atteint pas 30%
globalement.

Une puissance fantastique est donc engagée - la puissance de l'atome - pour un résultat final à l'utilisateur qui laisse songeur.

L'atome, c'est pour ses promoteurs (leur idéal de puissance), pas vraiment pour ses utilisateurs.

Tout est comme cela dans nos sociétés où "gagner des parts de marchés" a remplacé "gagner des batailles". Elles ne sont pas pires qu'avant, elles ont modernisé la recherche effrénée de
dominance.

Cependant, les conséquences potentielles effroyables de cette pulsion animale et les limites apparues de notre planète nous placent, pour la première fois dans l'histoire de l'homme, en nécessité
absolue de changer, dominés... et dominants.

Nul doute que nous allons être le siège d'une course de vitesse entre atteinte irrémédiable à notre monde et changement de structures mentales.

Qui gagnera ?

Delphin

Delphin 16/07/2012

PS : la recherche de dominance peut prendre des formes inattendues, comme par exemple, la domination par la supériorité intellectuelle.

Delphin

robert 16/07/2012

Ce que vous dites du nucléaire indissolublement militaro-civil devenu instrument incontournablle de la volonté humaine de puissance sous toutes ses formes est à la fois très vraisemblable et très
inquiétant, car combien de souffrances, combien de sacrifices seront nécessaires pour parvenir au renoncement? Et ne sera-t-il pas trop tard lorsque les consciences s'éveilleront?

Lionel 17/07/2012

Robert, vous commettez une très grave erreur !
En aucun cas Hiroshima et Nagasaki n'ont mis fin à la guerre, elle avait déjà pris fin...
Ce qui ajoute considérablement au cynisme et à l'horreur de la prise de décision du bombardement.
Ce fut un acte délibéré de massacre pour le besoin sadique de vérifier l'efficacité de cette nouvelle arme...
Et permettre ainsi de terroriser le monde. Qui désormais oserait s'en prendre aux États-Unis ?
Ce fut un acte de pure barbarie à l'idéologie nazie marquée, j'en veux pour preuve l'amnistie accordée à tous les scientifiques nazis ( surtout ceux liés aux lancements de missiles et d'armement
chimique/bactériologique ) qui accepteraient de collaborer au programme militaire étasunien.
La réalité est que le néolibéralisme porte en lui cette idéologie néo-nazie et que comprendre le nucléaire d'un point de vue global est admettre cette idée !

robert 18/07/2012

Au sujet des guerres:
Vu ce qui a été dit plus haut de la volonté de puissance inhérente à la nature humaine, on peut considérer que l'état de guerre est perpétuel et que toute guerre n'est que préparation de la
suivante, qui prendra une forme plus ou moins ouverte, guerre "froide" ou "chaude", les responsabilités étant quasi universellement partagées. Si les Américains ont repris, accéléré et militarisé
les découvertes européennes concernant l'atome, leur vecteur en 1945 était primitif comparé aux missiles balistiques qu'ils purent ensuite récupérer en Allemagne; cette démonstration de force était
bien le premier acte du conflit mondial suivant. Les Russes, ayant fort bien compris le message, mirent le paquet pour développer au plus vite la surenchère: la bombe H. Le Japon, quant à lui,
avait non seulement réalisé d'importantes percées dans le domaine des armes biologiques, en les expérimentant sur des cobayes humains, mais avait découvert, avec l'étude du jet stream, le moyen
potentiel d'atteindre les bases arrières de son adversaire américain. La troisième guerre mondiale ayant fait long feu, cette énergie destructrice massivement stockée et éparpillée sous le masque
du nucléaire civil se retourne contre ses créateurs.

Lionel 19/07/2012

Nouvelle objection majeure !!!
Vous parlez de "nature Humaine" et évoquez la guerre et la violence d'après vous inhérent à notre espèce animale...
Répondez à cette simple question :
En êtes vous absolument certain ?
Quelles sont vos références en dehors de certitudes établies d'après le modèle judéo-chrétien-occidental post-moderne...
C'est en effet une certitude qui ne concerne QUE nos civilisations et Cultures.
Des études archéologiques assez récentes effectuées au Pérou à propos de la mythique Cité-Mère montrent une civilisation qui a perduré pendant plus de 8000 ans sans connaitre la guerre.
Et attention, pas deux ou trois villages, hein !
Une cité de plus d'un million d'âmes !!!
Prenons en de la graine et restons sur une seule certitude :
Seuls les doutes ne conduisent pas à la folie !

robert 19/07/2012

@ Lionel
Personnellement, puisque vous me le demandez, je dirais que seule la dimension spirituelle, à condition d'être convenablement orientée, permet à l'homme de maîtriser ses pulsions entropiques. Sur
le cas que vous citez, et que vous qualifiez vous-même de "mythique", difficile de se prononcer en l'absence de textes. Mais a priori, je me méfierais. Une culture saine s'apprécie à la force de
ses idées, exprimées dans sa littérature, ses arts, ses réalisations scientifiques, la portée de ses échanges. Une relativement longue période de stabilité, attestée par l'absence, sur le terrain
archéologique, de signes de destructions et reconstructions successives, est bien souvent, malheureusement, le signe de l'efficacité et de l'enracinement provisoires d'un système répressif élaboré:
hiérarchie rigide, cloisonnement social étanche, castes, esclaves, hilotes, métèques, servage, quadrillage sécuritaire, théocratie avec sacrifices sanglants etc., etc... Violence endogène au lieu
d'être exogène!

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