25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 17:41
MSCRLes mères de Fukushima avaient alerté le monde dès le mois de juin : les enfants avaient des saignements de nez, des diarrhées, de la toux, des thyroïdes enflées, etc. Elles n’ont eu cesse d’informer et d’agir pour que tous les enfants soient évacués de la région de Fukushima. Encore dernièrement, elles se sont mobilisées à Tokyo pour sensibiliser la population, mais en vain pour l’instant. Pourtant, l’actualité semble leur donner raison. Un grand nombre d’informations convergentes indiquent que, suite à la catastrophe nucléaire, l’état général de la santé des Japonais vivant dans une vaste région correspondant au moins à 8% du Japon est en train de se dégrader.
 
 
Tweet d'un habitant d'Ibaraki : "Je travaille dans un hôpital d'Ibaraki. Il y a eu des patients avec des saignements de nez perpétuels en avril. Il y en a eu sans raison avec de la diarrhée et de la fièvre en juillet. Maintenant même les membres du personnel de l'hôpital souffrent de diarrhée sans raison...Ça commence à craindre." Tweet d'un habitant de Fukushima : "Mon ami vit à Iwakashi. Il vient finalement de commencer à avoir de l'hématurie (sang dans les urines, NdT). Mes petits enfants ont des saignements de nez. Ils ne peuvent évacuer parce qu'ils n'ont pas assez d'argent." (source)
 
Même si ces tweets n’ont aucune valeur statistique, ils se rencontrent de plus en plus souvent et sont à mettre en relation avec l’augmentation de certaines pathologies, visible sur ces graphiques mis en ligne par le gouvernement japonais : conjonctivites, pneumonies, et diverses autres maladies sont en nette augmentation en 2011.
 
Pneumoniespneumonie.jpg
Conjonctivites
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Maladies "Hand-foot-mouth"
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On avait déjà remarqué chez les enfants de Fukushima que leur thyroïde avait été affectée. Un groupe de chercheurs, sous la direction du Professeur Satoshi Tashiro de l'Université de Hiroshima, avait contrôlé la glande thyroïde de 1149 enfants de la préfecture juste après l'accident, en mars, de la centrale nucléaire. De l'iode 131 avait été détecté chez environ la moitié des enfants. Les enfants, que l’on a affublés de dosimètres, semblent ainsi être devenus des sujets de recherche ! Chez les jeunes évacués, on avait aussi remarqué des dysfonctionnements de la glande thyroïde. Plus au sud, dans la préfecture de Gunma, 80% des patients atteints de problèmes thyroïdiens voient aujourd’hui leur état s’aggraver. Devant l'inquiétude et la pression des parents, une étude à grande échelle sur les problèmes de thyroïde a commencé le 10 octobre : 360 000 enfants de la région de Fukushima seront suivis de manière régulière tout au long de leur vie.
 
D’autres anomalies ont été remarquées pour ces enfants vivant en zone contaminée comme la perte de poids, le ralentissement ou l’arrêt de la croissance et même des attaques cardiaques, ce qui peut être mis en lien avec la grande toxicité du césium-137. L’ACRO, laboratoire français, a aussi fait des mises en garde à plusieurs reprises, à partir d’analyses effectuées sur l’urine des enfants de Fukushima : 100% des prélèvements révèlent la présence des césiums radioactifs. Ainsi, plus de 4 mois après les rejets massifs de radioactivité dans l’environnement, ils étaient toujours contaminés alors que leurs parents font des efforts pour limiter cette contamination interne. Il est fort probable que cela soit dû à la nourriture.
 
Et pourtant, cette nourriture contaminée, on la vante et on en fait la promotion pour ne pas laisser tomber la région de Fukushima et son économie agricole. Mais… un présentateur vedette de la télévision japonaise, Norikazu Otsuka, qui mangeait des produits irradiés devant les caméras « pour montrer leur innocuité », a dernièrement été diagnostiqué par son médecin comme ayant contracté une leucémie aiguë.
 

 
 
Un autre promoteur et consommateur des légumes de Fukushima, l’empereur du Japon lui-même, vient également d’être hospitalisé, ainsi que deux autres membres de sa famille. Akihito souffre d’une pneumonie, la princesse Aiko a contracté une Mycoplasma pneumoniae, et la princesse Masako serait victime de fièvre et de toux : ils ont tous les trois des symptômes communs. Or la pneumonie, nous l’avons vu, est une maladie qui augmente fortement au Japon cette année ; Takeo Nishioka, Président de la Chambre des conseillers de la Diète du Japon est d'ailleurs décédé d’une pneumonie le 5 novembre 2011 à l’âge de 75 ans. Même si les cas de l’empereur et de sa famille n’auront pas forcément la même issue, on peut s’interroger sur ces cas à répétition. En avril, on tentait d’expliquer l’augmentation des cas de pneumonies dans la région de Tohoku par l’ingestion d’eau de mer : au moins 11 personnes étaient mortes de la pneumonie et environ 150 avaient été hospitalisés dans la préfecture de Miyagi, le nombre de patients étant de cinq à six fois plus élevé que d’habitude. Mais aujourd’hui, comment expliquer cette augmentation ? Comme pour Tchernobyl, il est probable que les radionucléides, en contamination interne, provoquent ces maladies respiratoires.
 
Le problème, ce sont ces idiots qui se bousculent à la télévision pour faire croire aux gens que la situation n’est pas grave. Ainsi, d’après plusieurs scientifiques médiatisés, le plutonium ne serait pas si dangereux. La radioprotection pour tous n’est pas un concept avancé au Japon. Et la population, quand elle ne s’organise pas de manière autonome, en fait les frais. Une télévision alternative, OurPlanet-TV, informe de manière indépendante en diffusant des émissions sur le sujet même de la santé. Par exemple, en juillet dernier, l’émission ContAct a invité Mika Noro, présidente de l'association " Le pont pour Tchernobyl ", qui a partagé son expérience : s’étant rendue au Bélarus en 1993 (pays le plus touché par les retombées radioactives de Tchernobyl), elle a éclairé avec lucidité et compétences les symptômes cliniques chez les enfants de Fukushima. Après la catastrophe de Fukushima, Our Planet-TV a lancé une enquête pour savoir si les retombées radioactives avaient eu des effets sur la santé de la population. Suite à cet appel, ils ont été amenés à étudier plus de 500 cas. Cette enquête met ainsi en évidence que la radioactivité, même à faible dose, a des effets réels sur la santé, ce qui était déjà connu par ailleurs avec la reconnaissance de l’augmentation du risque de cancer.
 
Dans cette vidéo sous-titrée en français, on voit entre autres le Dr Masamichi Nishio, chef  du centre anti-cancéreux d’Hokkaïdo commenter le livre de Yablokov et Nesterenko et témoigner que la  CIPR (Commission  Internationale contre les rayonnements) a renoncé à étudier les effets des radiations internes car cela aurait gêné le développement de l’industrie nucléaire.

 
 
 
Dans les écoles le problème est identique. Dans le même esprit de se persuader que tout va bien dans le meilleur des mondes, on continue de fonctionner comme si de rien n’était. Par exemple, on demande aux enfants de nettoyer une piscine contaminée sans protection, ou on leur demande d’aller ramasser les feuilles d’automne sans précaution particulière alors que l’on sait parfaitement qu’elles sont contaminées au césium. Pire encore, on force les enfants à boire du lait contaminé. Et gare à celui qui ne veut pas. Le 29 septembre 2011, Akira Matsu du New Komeito (parti politique japonais NKP) est intervenue sur ce sujet devant les responsables gouvernementaux japonais et notamment Yoshihiko Noda, 1er Ministre, Osam Fujumina, chef de Cabinet du secrétariat et Yukio Edo, Ministre de l’industrie et de l’économie. Elle a dénoncé le cynisme et la barbarie du gouvernement envers les populations contaminées de la région de Fukushima.
 

 

Un autre grave problème qui se pose d’ores et déjà dans la région de Fukushima est la fuite du personnel médical depuis la catastrophe. C’est ainsi, les personnes les mieux informées des dangers sanitaires et qui ont les moyens de déménager s’en vont. Les autres restent, alors que de toute évidence il faudrait au moins évacuer les enfants, plus fragiles aux effets de la radioactivité. Le problème est immense mais il semble que l’on veuille à tout prix l’ignorer. 8 mois après la catastrophe, on ne pourra plus dire qu’on ne savait pas, ou qu’on n’a pas eu le temps de trouver des solutions pour évacuer la population.
 
La contamination est massive, le gouvernement le sait depuis les premiers jours de la catastrophe. Les premiers touchés ont été les sauveteurs qui ont opéré dans les régions dévastées par le tsunami, comme le relate ce témoignage : l'un d'entre eux qui était intervenu dans les zones sinistrées d’Iwate et Fukushima est décédé le 26 octobre 2011 d’une défaillance de la fonction rénale, trois mois après avoir appris que lui et les membres de son équipe avaient subi une contamination interne par les radionucléides. La personne qui témoigne assistait à une conférence de de Taro Yamada lors du ''Forum National des cantines scolaires'' qui s'est tenu le 6 novembre 2011 dans la ville de Sapporo. Sa déclaration a été enregistrée dans la vidéo ci-dessous (sous-titrages en français). Mais pour une personne qui parle, combien se taisent ? Quel est l’état de santé des autres membres de son équipe ?
 

 
 
 
Les personnes les plus touchées sont évidemment les « liquidateurs », ces ouvriers de la centrale de Fukushima Daiichi qui reçoivent des doses « héroïques ». Malgré l’assurance de Tepco qui affirme qu’il n’y a pas de décès liés aux travaux de décontamination et de maintenance de ce qui reste de la centrale, on constate un fort taux de mortalité pour les ouvriers de la centrale, ce qui est en contradiction avec l’espérance de vie des Japonais qui est la plus élevée au monde. En l’espace de 5 mois, 4 employés sont morts de façon anormale et rapide : le 12 mai 2011, un sexagénaire employé par la sous-traitance s’est senti mal et est décédé 2 jours plus tard. Le 16 août 2011, un employé de la centrale nucléaire est mort d’une leucémie foudroyante. Il avait travaillé pour Tepco durant une semaine, affecté à la surveillance de points chauds. Le 6 octobre 2011, un autre travailleur employé à la centrale est décédé subitement. Enfin, dernier en date, le 11 octobre 2011, un employé d'une cinquantaine d'années est mort brusquement alors qu'il se rendait à son lieu de travail, la centrale de Fukushima Daiichi.
A ces décès, il faut ajouter tous ceux dont on ne parle pas : de nombreuses personnes, employées par la sous-traitance, ont disparu ainsi des décomptes de Tepco. L’agence de sûreté nucléaire, on se souvient, avait épinglé l’entreprise en juin car celle-ci avait « égaré » des listes d’employés vacataires qui étaient intervenus sur le site, empêchant tout suivi médical de 69 personnes contaminées.
 
Il n’en a pas fallu plus pour que des rumeurs circulent sur internet sur le décès effectif de ces ouvriers intérimaires, information impossible à vérifier à ce jour bien qu’un journaliste du Shukan Asahi, M. Imanishi, ait entendu que des ambulances arrivaient 10 fois par jour à la centrale. A qui étaient destinées ces ambulances, et pourquoi ni les employés de Tepco, ni les ouvriers hospitalisés, ni les médecins n’ont-ils le droit de parler ? Il est évident que si un jour un journaliste arrivait à prouver ce genre d’information, l’image du nucléaire serait ternie à jamais et anéantirait tous les efforts du lobby nucléaire pour cacher la vérité. Il est incroyable que la catastrophe de Tchernobyl n’ait d’ailleurs pas eu plus d’impact sur l’énergie nucléaire dans le monde. La raison en est que l’OMS, qui était la plus à même de prendre des mesures de protection des populations, s’est tue. Condamnée au silence par un vieil accord avec l’AIEA, elle est devenue une institution criminelle, laissant tomber malade les gens vivant dans les territoires contaminés, et niant les effets des faibles doses sur la santé humaine.
 
Il faut en effet savoir que Tchernobyl a généré un million de victimes, comme le rappelle Janette Sherman, biologiste américaine et spécialiste en toxicologie. Dans la vidéo ci-dessous, elle présente le livre déjà cité « Chernobyl. Consequences of the catastrophe for people and environnement » d'A. Yablokov et de V. et A. Nesterenko, édité en 2009 par  l'Académie des Sciences de New York avec plus de 5000 références scientifiques (et bientôt édité en français).
Les auteurs de ce livre estiment à 985 000 le nombre de décès survenus à cause de Tchernobyl dans le monde entier entre 1986 et 2004, chiffre qui a encore augmenté depuis cette date. Janette Sherman dénonce également l'accord entre l'OMS et l'AIEA, signé en 1959. L'OMS est théoriquement garante de la santé des populations dans le monde et fait autorité auprès des États membres. Elle devrait, conformément à sa Constitution, être indépendante de tout intérêt commercial. Pourtant le 28 mai 1959, elle a signé avec l'AIEA (Agence Internationale de l'Energie Atomique) un accord par lequel aucune de ces deux agences de l'ONU ne peut prendre de position publique qui puisse nuire aux intérêts de l'autre (accord référencé WHA 12-40). Or, l'AIEA a été constituée en 1957 pour faire la promotion du nucléaire civil...

Cet interview a été réalisé le 6 mars 2011 soit 5 jours avant la catastrophe de Fukushima. (Sous-titrage en français)

 
 
 
Il faut aussi voir pour être complet la conférence de presse donnée par le Dr. Helen Caldicott, physicienne australienne, auteure et avocate anti-nucléaire qui a fondé plusieurs associations qui luttent contre l'utilisation de l'énergie nucléaire, de l'uranium appauvri pour des munitions, et des armes nucléaires en général. La conférence s’est tenue à Montréal, au Canada, le 18 mars, une semaine seulement après la catastrophe nucléaire.

Fukushima est bien pire que Tchernobyl

 


Il est certain que la situation ne va pas s’améliorer au Japon, l'expérience de Tchernobyl le démontre. Le fait de laisser vivre des millions de personnes dans un environnement contaminé apportera son lot de problèmes et de souffrances. Une grande sagesse a fait fuir de cette zone dangereuse beaucoup de femmes enceintes, protégeant leurs futurs enfants des radiations. Mais qu’en est-il de celles qui sont restées ? Que doit-on déduire du non-dit du milieu médical, relevé par Keiko Ichikawa ? Si les médecins japonais cachent les malformations et les enfants mort-nés, comment de réelles statistiques pourront-elles être établies ? On connaît déjà les dégâts épouvantables causés par l’uranium appauvri dus aux bombardements lors de la guerre en Irak, et on imagine avec effroi l’avenir des populations japonaises soumises à de fortes contaminations. La santé est un sujet difficile à aborder, le lobby nucléaire est très puissant dans le monde entier et cherchera à minimiser toutes les mauvaises nouvelles. Mais la santé n’a pas de prix et chacun doit se battre pour la conserver. Amis lecteurs, ce sujet est très grave, soyez vigilants et dénoncez toute désinformation, partout où vous le pouvez !
 
 
 
Complément d'information sur ce sujet par un médecin pédiatre :
 
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Merci à Etienne Servant pour ses infos en continu sur Fukushima Informations, à Kibo-promesse pour ses articles de qualité, à Véronique Ratel, de IndependentWHO pour l’aide apportée à la collecte des sources, à Jeep pour ses traductions sur aweb2u, à Hélios pour ses traductions sur Bistro bar blog et à Kna60 pour la mise en ligne de nombreuses vidéos sous-titrées en français ! Sans toutes ces personnes bénévoles à la recherche de la vérité, cet article n’aurait pu voir le jour.
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Rappel : la seule solution envisageable pour éviter une catastrophe sanitaire est d’évacuer les zones contaminées !
 

 

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Pierre Fetet - dans Au Japon
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commentaires

Roland 26/11/2011

Ce tableau confirme nos craintes, justifie nos observations, notre demande première : évacuation des enfants et des adolescents, élargissement de la zone d'évacuation et du périmètre "interdit".
Nous réclamons un accompagnement permanent des personnes contaminées, un suivi sanitaire serré. Notre coeur "saigne", chaque jour : nous n'acceptons pas le traitement infligé aux enfants et
adolescents, exposés à la sur-contamination. Nous faisons nôtre le cri des mères. Une fois encore, nous en appelons au gouvernement japonais afin qu'il cesse de nier la terrible réalité, de se
perdre dans une politique détestable, de préparer des mesures propres à élargir la contamination. Nous réclamons la mise en oeuvre d'une politique courageuse, propre à maîtriser les suites de
l'accident majeur. Les soucis de santé de la famille impériale doivent ouvrir les yeux du peuple japonais. Chers amis japonais, rejoignez-nous, exigez l'évacuation des enfants et des adolescents,
une autre gestion (sous la houlette de l'ONU) des suites de la catastrophe. Appuyez-vous sur notre solidarité, nos appels, pour peser sur l'exploitant, les autorités, afin de sauver la jeune
génération, la plus menacée par la contamination.

phase3 26/11/2011

Même si je ne connais pas le japonnais, je trouve le Tweet:
"Je travaille dans un hôpital d'Ibaraki. Il y a eu des patients avec des saignements de nez perpétuels en avril. Il y en a eu sans raison avec de la diarrhée et de la fièvre en juillet. Maintenant
même les membres du personnel de l'hôpital souffrent de diarrhée sans raison...Ça commence à craindre".

Je ne sais pas s'il y a des crèches vivantes au Japon, mais, dans un mois, le petit Jésus risque d'avoir une drôle de courge.

Fred_1975 26/11/2011

Merci et bravo pour tout le travail que vous faites, ainsi que les autres veilleurs.

Le silence en France sur ce sujet est impressionnant. A croire que personne ne veut prendre conscience (ne préfère pas) des conséquences qu'auraient un accident, même de probabilité faible.

Il reste alors les différents blogs comme le votre, et les autres, ce qui permet d'avoir accès aussi à quelques vidéos et reportages (la différence à ce sujet entre les télévisions Allemandes et
celles Françaises est incroyable).

merci encore,

Fred

Robert 26/11/2011

Quand les services publics, les autorités sanitaires, les scientifiques, les médias sont défaillants et même au contraire, s'activent pour nous exposer encore davantage au danger, la seule solution
est pour chaque individu de prendre soi-même en mains le contrôle de sa situation, la surveillance de son environnement, le soin de sa protection. Rappelons que nombre de hot-spots sont découverts
non par les autorités "responsables", mais par des groupes de citoyens inquiets.

C'est désormais le devoir moral du citoyen d'avoir son détecteur de radiation, de faire connaître ses relevés, de répercuter ce qui vient à sa connaissance et de pallier les lacunes de sa formation
par la communication et la solidarité des compétences en particulier sur internet.

Je citerai comme exemple le travail remarquable accompli au Japon par une équipe de scientifiques bénévoles qui ont conçu un compteur très simple, vendu très bon marché, en kit à monter soi-même
pour utilisation sur i-phone (votre i-phone devient un compteur Geiger performant). Les mesures effectuées par chaque utilisateur peuvent être affichées sur le site de ce groupe et tout problème
pour le montage où la manipulation est résolu sans délai:

radiation-watch.org

accessible sur FaceBook.

Une initiative à répercuter mondialement!

Dr. Goulu 26/11/2011

Alors comme ça, on en est réduits à compter les saignements de nez dus à Fukushima au milieu des ruines et des 30'000 tombes du tsunami ? Pathétique ...

Le fait est que le deuxième pire accident nucléaire de l'histoire n'a causé aucune mort directe, et que jusqu'ici personne n'a été contaminé à une dose reconnue comme dangereuse (0.1 Sievert
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sievert#Dose_re.C3.A7ue_et_signes_cliniques ).

Prouvez que les effets que vous mentionnez ne sont pas dus à l'effet nocebo ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_placebo#Effet_nocebo ) et je ramperai à vos pieds en implorant votre pardon.

futur 26/11/2011

Il est à rappeler que les institutions sont gérées par des hommes ayant des fonctions et des RESPONSABILITES.
Tout comme le management d'une entreprise, si un dirigeant met en danger ou contribue à tuer (accident de chantier par exemple), les autorités recherchent la responsabilité et le condamne
SEVEREMENT.
En ce sens, seul un collectif international constitué et déposant plainte auprès du TPI la Haye pour des motifs de crime contre l'Humanité au travers de la mise en danger d'autrui, empoissonnement
massif, génocide passif, fausse information ... et le reste. Les avocats connaissent parfaitement les textes.
Conduire à la condamnation des protagonistes individuels et non des institutions (ce qui n'aurait aucun effet) afin d'envoyer un signal fort quand au cadre de la notion de responsabilité !
Le nucléaire n'est pas le problème en soit, tant que toutes les mesures de sureté sont prises (avant, pendant et après) ; l'arrêt du nucléaire est utopiste mais il peut devenir encadrer par des
contre-pouvoirs puissants.
La sortie est utopiste puisque cette action aurait du être menée en 1940. Le processus physique est actuellement mise en oeuvre, et inéluctablement nous devons l'assumer et mettre des moyens
considérables à le gérer.

P Fetet 26/11/2011

Monsieur Guglielmetti, alias Dr. Goulu, vous faites preuve de beaucoup d’irrespect et de mépris envers les victimes des catastrophes nucléaires. Je n’ai rien à prouver, je ne relate que des faits
et des témoignages.

Vous semblez faire partie de ces scientifiques aveugles qui défendent le nucléaire coûte que coûte, sans vous soucier des conséquences humaines désastreuses que l’utilisation de cette énergie
engendre. Vous ne pouvez même pas imaginer ce que c’est de ne pas avoir les moyens de déménager, ou de ne pas avoir les moyens d’acheter une nourriture saine et non contaminée. Vous vivez dans un
autre monde.

Mieux que des références Wikipédia, je vous invite à lire :
1) « Chernobyl. Consequences of the catastrophe for people and environnement » d'A. Yablokov et de V. et A. Nesterenko cité dans cet article. Cet ouvrage édité par l'Académie des Sciences de New
York comporte plus de 5000 références scientifiques
2) les études du professeur Yuri Bandajevsky, anamapathologiste, ancien Recteur de l'académie de Gomel (Bélarus), qui a mis en évidence avec sa femme Galina, cardiologue, la cardiomyopathie au
césium-137 chez les enfants vivant dans les territoires contaminés par Tchernobyl dans les années 90. Il a également décrit le rôle inducteur du Cs-137 dans les pathologies thyroïdiennes.
Comme ses recherches gênaient le lobby nucléaire, il a été arrêté en 1999, puis jugé et jeté en prison par un tribunal militaire en 2001. En 2005, il a été libéré grâce à une mobilisation
internationale (site archive : http://tchernobyl.verites.free.fr/ qui retrace l'affaire Bandajevsky avec de nombreux documents scientifiques).

Quand vous serez bien informé de tous ces faits et recherches, on pourra peut-être avoir une discussion contradictoire et digne d’intérêt.

Robert 27/11/2011

Comparer le nombre de victimes officiellement déclarées jusqu'à maintenant pour la catastrophe de Fukushima avec les 30 000 norts du tsunami est une imposture. Un tsunami dure quelques heures; un
accident nucléaire est un tsunami bien plus gigantesque qui se déploie lentement et sournoisement sur plusieurs générations.
Au lieu de nous brandir les faibles arguments des effets psychosomatiques, cette médecine vénale ferait bien de nous apporter la preuve que la soi-disant "hormesis" si souvent mise en avant par ses
représentants est autre chose qu'un mythe pernicieux.

P. Samba 27/11/2011

Dr Goulu,
PROUVEZ que les effets mentionnés dans cet article SONT DUS à l'effet nocebo, et c'est moi qui ramperai à vos pieds en implorant votre pardon, et les lècherai aussi si vous voulez, et plus encore
si ça vous chante.

Delphin 27/11/2011

"... et je ramperai à vos pieds en implorant votre pardon."
"Dr Goulu"

"Le blog de Fukushima" repaire subtilement sado-maso.

Delphin

Delphin 27/11/2011

Conférence internationale MELODI dédiée aux recherches sur les "effets des faibles doses de rayonnement ionisant
Radioactivité à petite dose: Quel impact? A quels seuils?
Octobre 2010" :

"Aussi faible soit la dose, le risque existe", résume Sylvie Chevillard, chef du service de radiobiologie expérimentale du CEA."

(Extrait de la conférence MELODI, in GAZETTE NUCLEAIRE n° 258 )

Authentifié par le CEA, Dr Goulu,Je vous attends... de pied ferme.

Delphin

Delphin 27/11/2011

FAIBLES DOSES : (Les citations du Dr Behar sont entre guillemets, il est ici question de doses inférieures à 10 millisieverts))

"Dr Abraham BEHAR
AMFPGN
(Association des Médecins Français pour la Prévention de la Guerre Nucléaire)"

"Pour les autorités nucléaires françaises et internationales, le dogme central de la radiobiologie est basé sur les effets des rayonnements ionisants sur l'ADN des chromosomes situés dans le noyau
de la cellule. Les cassures de l'ADN sont à l'origine de la mort programmée de la cellule ou de sa survie si la dose n'est pas trop importante et si la réparation de l'ADN intervient. Si la
réparation est «fautive», elle peut être au départ du processus de cancérogenèse. Les effets sur la cellule sont fonction de la dose de radioactivité reçue. Quand la dosimétrie égale zéro ou est
très basse, les autorités en concluent qu'il ne peut y avoir d'effets sur la santé."

Depuis quelques années, les recherches cliniques et biologiques viennent renforcer les études épidémiologiques avancées par les opposants au nucléaire. Elles sont plus difficilement réfutables.

Ces recherches font principalement état des 3 effets suivants :

- Instabilité génomique :
"Le mécanisme est à la fois une transmission de l'instabilité chromosomique au cours du temps, et l'amplification du signal avec une augmentation des altérations du génome[2]. Ce phénomène est
connu depuis longtemps mais ce qui est nouveau c'est l'accumulation de preuves cliniques du phénomène comme la persistance d'aberrations chromosomiques des «travailleurs du plutonium» de SELLAFIELD
(Ecosse) ou des survivants d'Hiroshima et Nagasaki[3]. Au-delà des preuves expérimentales, les données cliniques démontrent que l'instabilité génomique joue un rôle non négligeable dans la survenue
et le développement des affections cancéreuses."

-Effet de proximité (bystander effect) :
Rappelons qu'il s'agit: «de la capacité des cellules affectées par un agent extérieur (comme l'irradiation) de transmettre les manifestations du dommage à d'autres cellules qui ne constituaient pas
la cible directe de l'agent causal et qui sont susceptibles de l'exprimer»[1].
Cet effet des faibles doses explique le caractère d'amplification de l'instabilité génomique puisque les lésions sont multipliées par un signal destiné à des cellules non irradiées. Les études in
vitro et in vivo ont étendu ce mécanisme à des transmissions d'anomalies chromosomiques à distance de la zone irradiée[4].

- Les facteurs clastogéniques:
"C'est peut être l'avancée la plus significative de la nouvelle radiobiologie: il s'agit de facteurs plasmatiques de sujets irradiés capables d'induire des effets délétères dans des cellules non
irradiées des années après l'événement initial. Ces facteurs peuvent persister jusqu'à 30 ans après chez les survivants d'Hiroshima et Nagasaki[7]. Ces facteurs clastogéniques peuvent expliquer les
résultats de l'étude du professeur Claude Parmentier[8] sur les cancers de la thyroïde de sujets polynésiens 30 ans après l'irradiation de la population par des tirs défectueux de 1974, puisqu'il
existe chez ces patients un excès des lésions «stables» des chromosomes comme les «dicentriques»."

Le Dr Behar nous fait par ailleurs toucher du doigt l'impact sur la cellule, mis en évidence par les moyens modernes, des très faibles doses de radioactivité (moins de 10 millisieverts). On peut
constater que les altérations progressent au rythme de l'agression, avec un effet dit "curvilinéaire" : l'augmentation des altérations est plus importante avant quelques millisieverts.

Il nous dit également que nous sommes très inégaux face aux faibles doses, certains individus ne semblant pas affectés par ces altérations de leur génome, d'autres l'étant à quelques millisieverts,
certains transmettent leurs défauts génétiques à leurs descendants sans effets apparents, contrairement à d'autres etc.

Delphin

hujuau 28/11/2011

Bonjours, les graphiques sont beaux, mais ils n'ont pas d'unités de mesure, ce qui fait de très belles images. à quoi correspondent les différentes couleurs? les chiffres etc...?

loy 28/11/2011

Le pb du Japon... cela a été avant tout un pb de sûreté.

Il faut bien voir qu'ils se sont mis dans la situation d'avoir un producteur/fournisseur d'électricité par région industrielle: Devant proposer un kWh bas pour attirer les industries d'un côté et
rémunérer l'actionnaire de l'autre... au milieu la sécurité ne pouvait que devenir variable d'ajustement et les vieilles centrales perdurer. Surtout après 2 décennies économiquement perdues.

Maintenant, la solution c'est quoi? Bruler de la lignite comme les allemands (25% de leur production électrique avant la décision d'arrêt progressif du nucléaire): Une belle saloperie...

Ah oui... ils vont capturer le CO2 et le stocker sous terre (anciennes nappes gazières ne produisant plus... et tout ce qui sera géologiquement a priori "étanche").

Le seul léger pb étant que si cela fuit un jour, cela tuera tout le monde à des dizainees de km à la ronde: Le CO2 restant près du sol.

Au moins ce sera rapide et la question de l'évacuation n'aura pas le temps de se poser.

Peut-être qu'au final des déchets vitrifiés produit par un opérateur unique (et le débat devrait surtout être celui de la privatisation du secteur poussée par l'europe) obligé à une sécurité qu'il
faut sans faille: Je pense que même l'industrie nucléaire en est convaincue, car encore un pépin de cette ampleur et il est certain que c'en est fini de leur industrie.

Ce qui sera important, c'est que les soubresauts économiques en cours ne touchent pas ce secteur... a titre personnel c'est cela qui m'inquiète sur le long terme.

Pour le reste... le paquet sur les économies d'energie, en particulier sur le bâtiment, afin de preserver les secteurs ne pouvant se passer de pétrole (chimie, transports, agriculture): Dommage,
c'est là dessus qu'on a raboté l'essentiel des aides (isolation parois, doubles vitrages).

Le seul renouvelable qui vaille, c'est encore l'hydroelectrique... Ca limite.

Une éolienne sans vent a besoin de voir se production relayée par des centrales thermiques... un panneau photovoltaïque sans soleil, idem, avec en prime un cout de production (des dizaines de m2 de
produit de fonderie silicium, extrèmement energivore) même pas toujours remboursé sur sa durée de vie!

Bref, le débat c'est la sécurité et les économies d'energie, pas le renoncement au nucléaire.

Ce n'est tout simplement pas réaliste, sauf à prévoir un génocide mondial d'une autre ampleur que les conséquences des 2 accidents dont parle l'article.

Delphin 28/11/2011

A loy :

"un panneau photovoltaïque sans soleil, idem, avec en prime un cout de production (des dizaines de m2 de produit de fonderie silicium, extrèmement energivore) même pas toujours remboursé sur sa
durée de vie!"
----------
Pour une même surface de capteurs, le solaire thermique (pour chauffage des locaux et eau chaude sanitaire) fournit au moins 4 fois l'énergie du solaire photovoltaïque (rendement global
d'installation). Le rendement photovoltaïque, sur site , au m2 de capteurs est d'environ 10%, alors qu'il atteint facilement 80% en capteurs thermiques (tubes sous verre devant une surface sombre)
et pour un coût écologique (énergie grise) infiniment moindre.

Quel rapport avec l'électricité ?

En France, l'électricité pour le chauffage a été dès l'origine le cheval de bataille d'EDF pour imposer la fausse nécessité nucléaire.

En effet :

En Allemagne comme en France, le chauffage des locaux (résidentiels + tertiaires) représentent environ 46% de toute l'énergie finale - celle qui parvient finalement ou utilement à la porte de
l'utilisateur.

Se focaliser, pour le solaire, sur la production d'électricité résulte en fait de cette culture hégémonique nucléaire, puisque le nucléaire ne peut faire que de l'électricité. Du fait de la
propagande qui en a résulté, en France, pour la plupart des médias, énergie = électricité.

Passer par les risques potentiellements fous du nucléaire, pour chauffer à plus de 300°C une cocotte minute à pression de 150 atmosphères (50 fois la pression du réseau !), pour finalement porter
des locaux à 20°C est reconnu par toutes les personnes "neutres" comme une hérésie.

Toujours en ce qui concerne l'énergie finale, la consommation de charbon en Allemagne n'est pas énormément supérieure à la France :
5,5 % de toute l'énergie (finale) consommée en Allemagne, contre 3,2% en France. C'est pourquoi l'Allemagne n'aura pas trop de difficulté à réduire rapidement sa part charbon énergie primaire
(surtout par du gaz)

Enfin, contrairement à la propagande colportée en France, le nucléaire n'a que peu réduit notre dépendance énergétique à l'égard du pétrole : 41,1% en France, contre 36,7% en Allemagne.
Malgré le nucléaire, nous dépendons donc plus du pétrole que l'Allemagne, pour la seule dépendance qu'il soit impératif de réduire (Moyen Orient poudrière).

Sources (très intéressantes) : GLOBAL CHANCE , reconnu internationalement, cahiers n°30 L’énergie en Allemagne et en France : une comparaison instructive.

Amicalement,

Delphin

P Fetet 28/11/2011

@ hujuau
Les graphiques : pour les couleurs, il faut lire la légende, ça correspond aux années (rouge épais = 2011); pour les chiffres, je n'ai pas trouvé, mais ce n'est pas nécessaire d'avoir le nombre
pour constater qu'il y a plus de malades en 2011, les proportions parlent d'elles-mêmes.

@ Delphin
Merci pour toutes ces informations sur les dangers des faibles doses et pour cette mise au point sur le photovoltaïque et les énergies !

P Fetet 28/11/2011

Et puis, une info du jour pour compléter l'article ci-dessus :
Le directeur de la centrale de Fukushima Daiichi est tombé malade et a démissionné. Tepco n'a pas encore communiqué sur les causes de son hospitalisation. Voir l'article du Monde :
http://www.lemonde.fr/japon/article/2011/11/28/le-directeur-de-la-centrale-de-fukushima-hospitalise-pour-raisons-de-sante_1609915_1492975.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter#xtor=RSS-3208001

futureisnow 28/11/2011

Le responsable de Fukushima vient d'être obligé de s'arreter. Present depuis le début, c'est lui qui a contre l'avis de sa hierarchie, fait injecter de l'eau de mer en urgence. Quelques heures
après, sa hierarchie reconnaissait le bien fondé de sa DÉSOBÉISSANCE..
cet homme est désormais malade, mais on ne saura pas de quoi, Tepco considérant que c'est du domaine privé.
Au Dr.Goulu d'Areva: Encore un que l'on ne pourra vous opposer, est ce à dire que vous avez raison ???
Tiens, le journaliste qui mangeait en direct des légumes de Fukushima et de la zone de non exclusion pour prouver leur non dangerosité (20-->80 kms) est mort d'une leucemie...
Mais c'était certainement pour d'autres raisons, bien sur...
c'est toujours pour d'autres raisons, car le nucleaire, c'est sain, c'est securisé, cela ne peut pas faire de mal, c'est prouvé!!!

et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d'alu ...

Frédéric Boutet 28/11/2011

Loy a écrit : "Je pense que même l'industrie nucléaire en est convaincue, car encore un pépin de cette ampleur et il est certain que c'en est fini de leur industrie."

Vous avez l'air d'en douter Loy : mais est-ce que vous oseriez affirmer que l'erreur humaine est évitable ? Que les crash d'avions sont évitables ? Que les marées noires sont évitables ? N'aillez
aucun doute Loy : la catastrophe nucléaire est inévitable, elle arrive ici en France, après l'URSS 1957, les USA 1979, l'URSS 1986 et le Japon 2011. Vous aussi vous allez voir ce que c'est que de
vivre en zone contaminée.
Il y a pourtant une fenêtre avec vue sur le ciel bleu... Le Japon se prépare à arrêter tous ses réacteurs en juin 2012... Et nous ?

KANES 28/11/2011

Depuis le 13 mars, il était demandé dans les messages que j'ai reçus et que je reçois toujours, d'évacuer immédiatement la population, messages destinés au Gouvernement Japonais et au Gouverneur de
Tokyo, d'informer la population des dangers de l'irradiation et de se protéger en consommant 20 gr de sel marin/jour pour saturer la thyroïde d'iode. Les problèmes de santé constatés à l'heure
actuelle, ont été annoncés tout de suite après l'accident, toujours accompagnés avec la demande URGENTE d'évacuer la population, entre autre celle de Tokyo (première demande faite le 16 mars et
transmise au Gouverneur de Tokyo).
Rien de surprenant de ce qui se passe actuellement ; tout a été dit avant que la Presse en parle.
Les avertissements ont été donnés pour protéger la population tenue volontairement dans l'ignorance pour cacher l'immensité du désastre nucléaire, le plus gros de l'histoire de l'Humanité qui n'est
que sur le point de commencer.
De grosses souffrances ont été annoncées, l'appel d'arrêter immédiatement avec le Nucléaire a été lancé plus d'une fois dans l'espoir de pouvoir sauver l'Humanité de plus gros désastres à venir.

loy 29/11/2011

@Delphin:
Pour l'Allemagne... il y a le charbon classique des mines de grandes profondeur (extraction causant peu de dégats en surface) qui n'est déjà pas si propre à la combustion (allez respirer l'air des
régions industrielles de Chine), mais aussi la lignite (une centaine de m de profondeur=>mines à ciel ouvert) surtout localisée en ex-RDA (explicant que les schpountz "écolos à grosses berlines"
de l'ouest se contrefoutent de l'impact prévisible sur ces régions de l'arrêt du nucléaire): Un charbon de très mauvaise qualité, humide et brulant mal, mais dont l'Allemagne regorge (20% de la
production MONDIALE, ammenée à croitre vu leur décision).

Et je constate votre manque de réaction à leur "solution" aux problèmes d'émission de CO2 qui vont avec: Le stockage souterrain qui en cas de pépin va tuer tout ce qui vivra autour de la fuite
quasi instantanément, le CO2 restant près du sol...

Il est évident qu'il est plus facile de stocker des déchets retraités/vitrifiés qu'un gaz mortel à forte concentration.

Je vous rejoint par contre sur le seul solaire qui vaille: Le serpentin dans un corps noir... assez répandu outre-mer pour l'ECS d'ailleurs. En soutien de chaudière classique ce serait sans doute
valable en métropole, mais avec qq modifications qui impactent son cout: Un caloporteur intermédiaire pouvant supporter le gel, pouvant survenir partout sur le territoire métropolitain... qui ne
devra pas être dangereux/inflammable/polluant etc.. en cas de fuite: En général c'est implanté sur un toit et se videra sur ce qui est en dessous. Au final, si on ajoute les modifications de
circuit de chauffage qui plombent un peu plus l'affaire dans les constuctions anciennes... pas dit que la pompe à chaleur ne soit plus adaptée. Aucune idée sans calcul précis, mais je me dis que
l'explication du "on pousse à tout prix le nucléaire" n'est peut-être pas forcément la seule?

Au sujet du solaire, reprenons "l'exemple allemand": Ils en foutent pleins leurs toits, à des lattitudes ou le simple remboursement du cout energétique de production de ces panneaux a peu de
chances d'être remboursé sur leur durée de production.

La tactique sous-jacente, trés "écolo" convenons-en, se résume ainsi: Acheter au cout actuel de l'energie, une part de la production des 2 à 3 décennies à venir. Les couts de l'energie étant voués
à croitre, l'affaire sera économiquement rentable.

Le léger pb étant que cela ne fait que précipiter un peu plus les problèmes.

En l'état actuel du phovoltaïque, celui-ci devrait mondialement être purement et simplement interdit en dehors du seul cas ou il se justifie: Electrifier un site isolé.

J'avoue en avoir assez d'entendre parler de ce fichu "modèle allemand"... ou autre... symptome d'une classe politique (et en dessous, de ceux qui votent pour) sans aucune idée neuve ni simple bon
sens. Car ces gens prennent des décisions extrèmement préjudiciables.

Delphin 29/11/2011

A loy,

Citation : "Et je constate votre manque de réaction à leur "solution" aux problèmes d'émission de CO2 qui vont avec: Le stockage souterrain qui en cas de pépin va tuer tout ce qui vivra autour de
la fuite quasi instantanément, le CO2 restant près du sol..."

Il n'est pas possible de faire le tour des questions sur un post. Il vaut mieux se focaliser sur un ou deux aspests.

Ma réaction : Vouloir stocker le CO2 est une folie. L'Allemagne n'est pas plus vertueuse que la France, elle est simplement plus judicieuse et a compris que le nucléaire est une erreur écologique
et économique. D'autres pays suivront de plus en plus et la France va se retrouver Gros-Jean comme devant (c'est joli comme expression, vous ne trouvez pas ?).

Je vous rappelle que le nucléaire ne représente aucunement une solution à la "crise de l'énergie" : (en énergie finale) : chauffage des locaux : 46 % du total consommé (---> solution
hyperisolation), transports 30 % (solution : se réfréner fortement et tout de suite car le réchauffement explose).

Pour le solaire thermique, chauffage des locaux, le meilleur capteur, avec le meilleur rendement, le meilleur plaisir et pour le moindre coût, c'est la serre solaire active accolée. Elle récupère
même le rayonnement diffus ( quand il n'y a pas de soleil, mais qu'on le perçoit derrière les nuages et qu'on pénêtre dans voiture étonnamment chaude). L'air chaud est capté en partie haute et,
soit envoyé dans la maison par un circuit de conduits (idem VMC double- flux), soit dans une petite pièce accumulatrice de chaleur (plusieurs tonnes de galets ou petits récipients d'eau disposés de
façon que l'air circule, ce qui permet de passer 48h sans soleil).

Apport sur l'année, 5000 KWH environ. Pour une maison hyperisolée qui consomme juste un peu plus, il suffit d'un petit complément bois par exemple.

Il ne serait pas difficile d'adjoindre à des immeubles, qu'on aurait préalablement très fortement isolés par l'extérieur, des grandes serres accolées actives,avec des locaux accumulateurs.

La réponse à nos problèmes : accepter nos limites, ce qui ne fait pas l'affaire du capitalisme qui repose sur "no limites".

Delphin

NB : Après les 60 % de pertes à l'unité de production et les 8 % au transport sur lignes longues distances, l'électricité nucléaire ne représente que 17 % de toute l'énergie finale consommée par le
pays !
(Agence Internationale de l'Energie, disponible ici :
http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/nucleairecivil)

thouverez 30/11/2011

Bonjour. J'ai tenté de laisser un message sur l'adresse "contact" existante sur le blog mais ça ne marche pas.

Pourriez vous revenir vers moi s'il vous plait j'aimerai bcp m'entretenir avec vous.

P Fetet 30/11/2011

Bonsoir thouverez, je viens d'essayer le formulaire de contact, il marche parfaitement, veuillez réessayer.

Maxom 01/12/2011

Bonjour, les chiffres en bas des graphiques, représentent les semaines.

Jerome 21/12/2011

Article intéressant et bien documenté même si on peut s'interroger sur la validité de certaines sources. Le million de mort de Tchernobyl est un nombre lancé en l'air ... au moins autant que les
dix milles de l'estimation "officielle", c'est un peu comme les estimations policières et syndicales des manifestations françaises, au final, personne n'a une réponse définitive.

Il n'y a au final qu'une seule ligne qui m'aura fait bondir : "la santé n'a pas de prix". C'est utopique, naïf, bien-pensant et tellement faux. La santé est au contraire très très chère, et, dans
le futur proche, son coût ne va aller qu'en augmentant.

Quant au nucléaire, il tue chaque année, mais le charbon et le pétrole aussi, probablement dans les même proportions. Mais sans ces trois là, aujourd'hui, notre civilisation retourne à l'age de
pierre. Aujourd'hui, aucune autre énergie ne permet de faire vivre les 6 milliards d'êtres humains de cette planète.

Tout le monde sait qu'il faut sortir des technologies nucléaires telles qu'elles existent aujourd'hui, ainsi que des énergies fossile, le seul débat est "Quand?". Pour ce qui est de Fukushima, les
japonais vont sans doute perdre quelques centaines de kilomètres carrés et avoir beaucoup de morts. Je reste persuadé néanmoins qu'ils diront que, actuellement, les avantages du nucléaire restent
supérieurs à ces inconvénients.

Delphin 21/12/2011

Citation Jérome :
"Quant au nucléaire, il tue chaque année, mais le charbon et le pétrole aussi, probablement dans les même proportions. Mais sans ces trois là, aujourd'hui, notre civilisation retourne à l'age de
pierre. Aujourd'hui, aucune autre énergie ne permet de faire vivre les 6 milliards d'êtres humains de cette planète."

Il n'y a aucun problème pour nourrir, habiller, loger, soigner et "éduquer" 10 milliards de personnes sur la planète sans pétrole et sans nucléaire.

Le problème central est simplement l'accaparement des terres,des matières, des pouvoirs, des esprits (aliénation crée) par certains, pour une alimentation carnée, des vêtements et des maisons hors
de prix écologique pour la planète, de l'hyperdéplacement, faux besoins etc.

Les moyens : agroforesterie, permaculture, culture bois raméo fragmenté (BRF) etc.
Maisons terre/bois/chanvre/ouate de cellulose (quasi zéro chauffage)
Déplacements sans voiture en ville (majorité CO2 automobile), à pied, vélo, transports en commun...
Travail vers isolation poussée, jardins partagés, aménagement ville vivable, renouvelables, savoirs et santé... Fin de la planète casino.

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